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Le bon coin des assurances en France

Mois : juin 2018

Jeunes conducteurs : Une prime toujours plus chère, mais maitrisée avec l’assurance auto connectée

Compte tenu des risques que présentent les jeunes conducteurs, les compagnies d’assurance appliquent habituellement une majoration de leur prime d’assurance auto. Cette surprime est dénoncée par 77 % des jeunes conducteurs. A noter qu’en matière d’assurance auto, il faut 13 années de conduites sans accrochage pour obtenir le « bonus 50 » dont les compagnies d’assurance et courtiers médiatisent actuellement. Et lorsqu’on vient d’avoir son permis de conduire, on est qualifié par défaut d’inexpérimenté et potentiellement à risque. Les assureurs ne font pas exception sur ce profil d’assuré. Mais ces dernières années, les choses commencent à changer avec l’arrivée de l’assurance auto connectée. Celle-ci permet d’ajuster la prime d’assurance auto selon le comportement du conducteur, et non plus selon son ancienneté en tant qu’assuré.

Une prime toujours plus chère pour les jeunes conducteurs

Les jeunes conducteurs sont considérés comme des automobilistes sans réelle expérience au volant. Ils représentent donc un risque d’accidents et de sinistres potentiellement élevé. Il devient donc logique que les assureurs leur appliquent un tarif plus élevé par rapport aux conducteurs classiques. Le niveau de risque pris par les assureurs est relativement élevé en décidant d’assurer un jeune conducteur à cause de ce haut niveau de risque d’accident et de sinistres encourus par un jeune inexpérimenté au volant. Les assureurs se sont appuyés sur des statistiques réelles pour établir cette tarification relativement en hausse par rapport à celui des conducteurs dits « expérimentés ». En 2013, les jeunes conducteurs de 18 à 24 ans représentaient 19,5 % des victimes d’accident mortel et près 19 % des blessés sur la route. En 2016, 25 % des jeunes conducteurs avouaient avoir eu des accidents de la route. Face à cette pénalisation, 39 % des jeunes conducteurs avaient fraudé leur assurance auto au cours de la même année. Ils assuraient leur véhicule au nom de leurs parents et conduisent leur propre véhicule en tant que conducteur occasionnel pour échapper à la surprime appliquée aux jeunes conducteurs.

Assurance auto connectée à la rescousse des jeunes conducteurs

La technologie a changé la logique de l’assurance. Avec l’importance de la data dans les services, la tarification ne base plus sur la mutualisation des risques. L’assurance évolue dans l’individualisation des risques avec l’émergence des formules d’assurances auto connectées. Les assureurs proposent d’équiper les véhicules de leurs assurés d’un boitier télématique qui a pour but d’analyser la conduite en s’appuyant  sur la mesure de la souplesse et de l’anticipation : accélérations, freinages brusques, virages, allure… Dans la pratique et selon les assureurs, l’assurance auto connectée pour jeunes conducteurs permet jusqu’à 50 % de réduction chaque mois et plus de 20 % de réduction moyenne sur la cotisation de base.

L’assurance auto connectée a pour but de permettre aux jeunes conducteurs de souscrire une assurance auto à leur nom pour un budget adapté. Mais ces dernières années, l’évolution de la technologie connectée dans le service assurantiel permet de développer un véritable « coach de conduite 2.0 ». L’assurance connectée utilise les données collectées pour améliorer la prévention et mesurer le risque encouru par les jeunes conducteurs. A chaque trajet, le conducteur peut accéder au bilan personnalisé de sa conduite afin d’analyser la conduite et de cibler les points à améliorer.

Comment se passe la souscription d’une assurance obsèques ?

L’assurance obsèques est un contrat particulièrement intéressant pour les personnes qui souhaitent soulager leurs familles et proches des charges financières liées aux funérailles pendant cette période douloureuse de deuil. Lors de la souscription, il faut savoir que les assureurs ne demandent pas de remplir un questionnaire médical. Certains paramètres doivent être considérés pour souscrire un contrat obsèques dans les meilleures conditions.

Les paramètres à prendre en compte

Le contrat obsèques n’a pas d’âge limite, même si la plupart des assureurs fixent généralement l’âge limite à 75-80 ans. Cependant, l’âge du souscripteur est utilisé par les assureurs comme base de calcul des cotisations. Plus l’âge du souscripteur est avancé, plus le montant de ses cotisations sera élevé. Pour un septuagénaire, la prime d’assurance est quasiment le double d’un sexagénaire. Ce paramètre est particulièrement important pour souscrire un contrat d’assurance obsèques étant donné que les cotisations augmentent avec l’âge. Le mieux serait de souscrire un contrat plus tôt pour éviter de payer le prix fort au fur et à mesure qu’on vieillit. L’autre paramètre à ne pas négliger est le montant nécessaire aux funérailles. De préférence, la souscription d’un contrat obsèques est effectuée en période d’activité afin de minimiser le coût de son assurance. En ce qui concerne les offres, de nombreux organismes comme les compagnies d’assurances, les bancassureurs, les courtiers et les sociétés de pompes funèbres proposent actuellement un contrat d’assurance obsèques.

Types de contrats d’assurance obsèques

On distingue des deux types de contrats obsèques selon le souhait du souscripteur, soit pour un versement aux bénéficiaires ou pour une agence funéraire, à savoir le contrat en capital et le contrat en prestation. En assurance obsèques, le contrat en capital est le type de contrat le plus courant avec le versement des frais funéraires aux bénéficiaires désignés par l’assuré. D’ailleurs, le contrat représente actuellement 70 % des formules souscrites par les Français. Le souscripteur peut financer son contrat obsèques à hauteur de 3 000 à 6 000 euros. Avant, les souscripteurs n’avaient pas le même engouement que maintenant à ce contrat à cause de la possibilité aux bénéficiaires d’utiliser le capital pour leur usage personnel. Mais tout à changer depuis la mise en application de loi qui oblige les bénéficiaires à utiliser essentiellement le capital constitué pour le financement des funérailles. Les souscripteurs sont désormais sereins sur le financement de leurs funérailles. Le contrat en prestations est le plus intéressant lorsque le souscripteur souhaite tout organiser, c’est-à-dire le financement et l’organisation des obsèques. Avec ce type de contrat, le souscripteur est assuré que l’opérateur funéraire respecte toutes ses volontés inscrites sur le contrat en matière de sépulture : type de cérémonie, modèle du cercueil, services…

Les principaux postes de dépenses des funérailles

Les funérailles représentent plusieurs postes de dépenses qu’il faut connaitre pour définir le capital du contrat. La présentation du corps consiste à faire la toilette et l’habillage du défunt. Le service d’hébergement du corps est proposé gratuitement à l’hôpital et est payant en chambre mortuaire. Le choix du cercueil constitue aussi une dépense conséquente. Le prix varie selon le type de bois, l’intérieur et l’esthétique. Le financement nécessaire peut aussi varier selon une crémation ou une inhumation.

Assurance décennale, une des assurances nécessaires pour couvrir les auto-entrepreneurs

Le statut d’auto-entrepreneur touche actuellement de plus en plus de métiers. Toutefois, les travailleurs indépendants n’ont pas accès aux mêmes droits ni les mêmes protections que les salariés. Souvent délaissés par les assureurs, les auto-entrepreneurs ne bénéficient que d’une protection sociale de base assez basse, un faible niveau de protection en cas de perte d’activité et une responsabilité personnelle engagée de dommages subis dans le cadre de cette activité. Parmi ces responsabilités, il y a celle qui est obligatoire telle que l’assurance décennale, tandis que d’autres sont facultatives et proposées par les assureurs pour optimiser la couverture professionnelle de l’auto-entrepreneur.

Forte augmentation de la création d’entreprises en France

En France, la création d’entreprises est à son plus haut niveau avec près de 600 000 entreprises créées en 2017. Les auto-entreprises et les entreprises individuelles classiques ont particulièrement soutenu cette croissance avec une hausse respective de 9 % et 6 %. Mais il faut croire que la protection des activités d’auto-entrepreneurs est précaire. En effet, ces professionnels sont souvent laissés pour compte et oubliés par les assureurs alors que l’exercice de leur activité exige une attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle. En effet, les clients en demandent de plus en plus régulière aux auto-entrepreneurs l’existence de ce document avant de collaborer avec eux. Il est judicieux pour tous les auto-entrepreneurs de chercher à couvrir cette prise de risque en recherchant des solutions adaptées à leurs besoins et à leurs budgets. Dans le cas de la garantie décennale, la présentation de l’attestation de cette assurance avant le début des travaux est obligatoire pour tous les entreprises et corps de métier qui seront amenés à travailler de manière individuelle sur le chantier. L’assurance décennale est obligatoire dans le Bâtiment, autant pour les travaux de construction dans le neuf que pour la rénovation, selon l’article L241-1 du Code des assurances. Elle est souvent plus chère et implique une collaboration avec le meilleur assureur pour accompagner ses activités pendant ces 10 années.

Une couverture professionnelle souvent négligée

L’assurance de responsabilité professionnelle est une garantie bien connue par les entrepreneurs malgré qu’elle est parfois délaissée ou oubliée par les auto-entrepreneurs alors que les risques sont relativement importants dans leurs activités. En effet, les auto-entrepreneurs sont susceptibles de commettre des erreurs, et créer des dommages et litiges pouvant porter préjudice aux clients. Ils existent aussi des dommages qui pourraient se produire indépendamment de la volonté de l’auto-entrepreneur : perte de données, dommages sur le matériel, envoi d’un livrable au mauvais client… Pour les auto-entreprises ayant un budget plus petit, les conséquences sont souvent redoutables comme elles seront contraintes de réparer les dommages ou indemniser les victimes de leur propre compte. Heureusement que la plupart des assureurs proposent une assurance responsabilité civile professionnelle pour pallier ces risques. De nombreuses offres s’adressent aux Indépendants, dont la responsabilité civile professionnelle (RC Pro) qui se présente comme la première solution de protection contre les sinistres qui pourraient survenir dans le cadre de l’exercice de ses activités. Les assureurs proposent une assurance RC Pro à la fois simple et accessible à tous à travers de différentes formules couvrant toutes les activités et à des tarifs ultra-compétitifs.

Hausse de la part contributive du FGAO des compagnies d’assurance auto résiliation

Chaque année, les compagnies d’assurance auto résiliation et traditionnel sont obligées de verser une cotisation au fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO). Depuis le 1er décembre 2017, la contribution des assureurs a été relevé par arrêté du ministre chargé de l’économie, et passe de 1 à 12 % afin de stabiliser les comptes de cet organisme d’utilité publique. La mise en application de l’ordonnance n° 2017-1609, publiée dans le Journal officiel du 27 novembre 2017, a redéfini le périmètre d’intervention du Fonds de garantie des assurances obligatoires. Le FGAO a comme principale attribution d’indemniser les victimes de chauffeurs non assurés ou non identifiés. Mais cette ordonnance lui permet désormais d’apporter une meilleure protection aux assurés et souscripteurs de contrats d’assurance obligatoire comme l’assurance auto responsabilité civile en cas d’accident de la route et l’assurance dommages-ouvrage en cas de retrait d’agrément des assureurs.

Hausse du montant des cotisations des assureurs en 2018

Pour stabiliser les comptes du FGAO en automobile, le ministre de l’Economie a fixé par arrêté la cotisation annuelle des compagnies d’assurance en France. Les 140 assureurs du secteur automobile  devront verser chaque année 12 % de la totalité de leurs charges sur l’exercice écoulé au lieu de 1 % auparavant. Cet arrêté a pris effet depuis le 1er janvier 2017, ce qui signifie que cette hausse s’applique à l’exercice 2018. Pour cette année donc, le montant contributif des assureurs passe de 2 à 24 M€. Cette hausse est assez conséquente pour les assureurs, mais la Fédération Française de l’Assurance (FFA) rassure les assureurs qu’il n’y a pas de raison que le FGAO applique ensuite de nouvelles hausses. De surcroit, l’Etat n’envisage pas d’augmenter la part contributive des compagnies d’assurance auto au FGAO sur leur prime (1,2 %), soit environ 90 M€. Selon l’article 13 de l’ordonnance, les assureurs sont appelés à une contribution extraordinaire, en plus de la cotisation annuelle, lorsque le solde de compte du FGAO est inférieur à 70 M€ afin de le ramener au seuil requis. Dans ce cas précis, les assureurs disposent d’un délai de deux mois pour verser leur cotisation.

Besoin de provisionnement pour protéger les assureurs et indemniser les victimes

Cette hausse de la contribution des assureurs au financement du FGAO s’explique par la hausse du coût moyen des dommages corporels graves et l’environnement de taux bas. Le montant contributif des assureurs est calculé selon les mêmes règles que la taxe sur les conventions d’assurance prévues à l’article 991 du code général des impôts. Actuellement, la réserve spéciale du FGAO en cas de défaillance d’assureurs est estimée à 200 M€. L’intervention auprès de sinistrés en dommages-ouvrage est nouvellement prise en charge par le FGAO en cas de défaillance d’assureurs opérant en libre établissement ou LPS, conformément au dispositif européen. La contribution des compagnies d’assurance est composée de deux parts : l’une varie en fonction des primes des dix derniers exercices avec un taux applicable de 0 à 10 % et des coefficients annuels appliqués, et l’autre varie en fonction des besoins de financement du fonds (0 à 12 % de la totalité des charges du dernier exercice). Le seuil minimal de la réserve spéciale, nécessitant une contribution extraordinaire des assureurs, est établi à 30 M€.

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